Les tours, mieux construites encore parce qu'elles constituaient les parties essentielles de la défense, les frappent d'un grand étonnement qui se traduit par des espèces de formules.
Pour en atteindre le faîte, il faut gravir beaucoup de marches, jamais moins de cent, parfois trois cent soixante cinq, comme dans le donjon de Marmande à Vellèche (Vienne)
Les tours sont au reste, de la base au sommet, l'objet d'une considération analogue à celle qui s’attache aux clochers des églises ; dans le bas se cachent des souterrains mystérieux, et c'est assez souvent sur la partie la plus élevée de leurs murs découronnés que se montrent les apparitions, à l'endroit où, au temps de leur splendeur, sœur Anne se postait pour regarder si les cavaliers libérateurs n'allaient pas apparaître sur la route qui poudroie, où madame montait "si haut qu'elle peut monter" quand son époux tardait à revenir de ses périlleuses expéditions.
le nombre des ouvertures, qui est vraiment considérable, surtout par rapport à celels des maisons rustiques, a fait attribuer à certaines de ces demeures un chiffre invraisembable de fenêtres ; en général, ils en ont autanbt qu'il y a de jours dans l'année.
Ainsi le château d'Haroué (Meurthe et Moselle) présente ces particularités amusantes qui, selon la tradition, évoquent la composition d'une année :
- 365 fenêtres (d'autres très grands châteaux revendiquent cette rare particularité) ;
- 52 cheminées ;
- 12 tours (dont plusieurs sont incluses dans les bâtiments) ;
- 4 ponts franchissant les douves.
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Photos : le château d'Haroué
Photos : le château d'Haroué
par Mélusine




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